La stimulation cognitive

L'entrainement cognitif

L’objectif principal de l’entraînement cognitif est d’améliorer le fonctionnement mental de l’individu. L’hypothèse explicative serait que l’entrainement stimulerait des mécanismes de neuroprotection qui limiteraient le dysfonctionnement du neurone et maintiendraient ainsi l’intégrité de la cellule (Valenzuela et Sachdev, 2009). Il est intéressant de savoir que le cerveau jeune comme le cerveau âgé possède la capacité de réorganiser et d’augmenter les connexions entre ses neurones ce qui favorise une meilleure communication dans le cerveau. En favorisant ce phénomène de plasticité cérébrale, l’entraînement cognitif ou la stimulation cognitive aide à compenser les effets du vieillissement en réorganisant certains réseaux cérébraux (Alescio-lautier et al, 2012).

Les effets de l’entraînement cognitif vont dépendre du niveau cognitif de l’individu (voir réserve cognitive). Il a été montré que plus un cerveau a été stimulé jeune et tout au long de la vie et mieux il se défend contre les atteintes de l'âge et des maladies. 

Réserve Cognitive

La réserve cognitive a été initialement proposée pour rendre compte du fait qu’il n’existe pas forcément de relation directe entre la sévérité des atteintes cérébrales et leur expression clinique (Christensen et coll, 2008 ; Stern, 2009). Par exemple, il a été montré que certains sujets atteints de MA n’en présentaient pas les signes cliniques. Ainsi, la réserve cognitive préserverait le fonctionnement cognitif du sujet contre les atteintes cérébrales. Il est important de noter que la réserve cognitive est indexée par le niveau d’éducation, la profession et les activités quotidiennes stimulantes. A ce titre, l’entraînement cognitif participe à augmenter le niveau de la réserve s’il est pratiqué régulièrement de manière préventive.

Entraînement cognitif et viellissement

Chez le sujet âgé sain, on assiste à une baisse de la plasticité neuronale au cours de l’âge, mais celle-ci est toujours présente puisqu’on observe la mise en jeu de phénomènes compensatoires (Grady, 2008). Dans ce contexte, l’entraînement cognitif entraine des effets neuro-protecteurs comme par exemple la stimulation de l’activité de certains agents chimiques qui favorisent la croissance neuronale. L’activation de régions cérébrales est ainsi augmentée et favorise la mise en jeu de processus compensatoires.(Chambon et al.,2014)

 

Cliquez ici pour accéder à nos références.

Copyright © 2017 Global Stim - Réalisation du site Internet : Agence Web Pyréweb